Un jour banal s’est transformé en véritable cauchemar pour Coralie et son mari. Convaincus par des démarcheurs qui se présentaient comme des vendeurs de produits bio et locaux, le couple s’est retrouvé à payer près de 1 200 euros pour un lot de fruits et légumes ! Une mésaventure relatée dans l’émission Ça peut vous arriver de Julien Courbet sur RTL, qui révèle une affaire où le démarchage flirte dangereusement avec l’escroquerie. Décryptage !
Une visite bien huilée qui tourne au désastre
Tout commence lorsqu’un trio d’hommes frappe à la porte de Coralie et de son mari, se présentant comme des marchands de fruits et légumes bio, directement issus de producteurs locaux. « Ces gens parlent beaucoup et très vite », explique Coralie. Sous une avalanche d’arguments bien rodés, le couple est convaincu d’acheter un panier composé de pommes, d’oranges, de carottes et de pommes de terre. Selon les démarcheurs, leurs prix sont « inférieurs à ceux des grandes surfaces ». Mais une fois l’écran du terminal de paiement sous les yeux, c’est la douche froide : 1 200 euros !
Un mari pris au piège
Au moment fatidique, Coralie s’occupe de son bébé à l’étage, et laisse son mari seul face aux trois vendeurs. « Il n’a pas osé dire non », confie-t-elle. Entre la pression psychologique et l’argument fallacieux que les voisins auraient déjà acheté avant eux, le mari cède à la transaction sans broncher. Une tactique classique mais redoutablement efficace pour ces démarcheurs, visiblement passés maîtres dans l’art de manipuler leurs victimes.

Des pratiques illégales à tous les étages
Après enquête, les journalistes de RTL découvrent que ces démarcheurs ont violé plusieurs règles encadrant le démarchage. D’abord, un devis aurait dû être présenté avant la vente. Ensuite, la loi impose un délai de rétractation de 7 jours avant tout encaissement, un détail totalement ignoré ici. Pire encore, le compte bancaire sur lequel la somme a été versée appartient à une personne se décrivant comme un artisan couvreur et non un marchand de primeurs. Ces pratiques sont régulièrement utilisée par différents vendeurs en porte à porte. Comme l’explique la société RenovaRecours, il est fréquent de trouver des dossiers où ces différentes règles, pourtant très strictes et encadrant la vente à domicile également appelée vente hors établissement, n’ont pas été respectées. Une société spécialisée dans l’indemnisation des victimes peut vous aider à récupérer tout ou partie de la somme engagée. Il ne faut pas hésiter à les contacter. Dans le cas précis de Coralie et de son mari, le bien vendu sont des denrées périssables, pour lesquelles il n’y a pas de droit de rétractation qui s’applique sauf cas précis.
Des tarifs hors de contrôle
Contrairement à leurs affirmations, les vendeurs pratiquaient des prix entre 30 % et 40 % plus élevés que ceux des grandes surfaces. « Cela fait beaucoup », commente sobrement Chloé Lacrampe, journaliste pour l’émission de Julien Courbet. Une arnaque bien huilée qui a laissé le couple désemparé et incapable de réagir à temps.
L’indignation face à l’abus
Pour Coralie et son mari, cette expérience a été une leçon amère. « Ils ont dérogé à toutes les règles », s’insurge David Buron, spécialiste intervenant dans l’émission. À ce jour, les équipes de Ça peut vous arriver n’ont pas réussi à joindre l’artisan impliqué. Quant au couple, il espère désormais que cette affaire servira d’avertissement à d’autres…