L’incontinence urinaire après une résection de la prostate

troubles urinaire chez l'homme

Dans certains cas, il peut arriver qu’une résection de la prostate s’avère nécessaire. Les professionnels de santé, comme le Docteur Giolitto, urologue, rappellent à cette occasion qu’il s’agit d’une intervention pouvant générer quelques effets secondaires, parmi lesquels se trouve l’incontinence. Toutefois, cette dernière reste assez rare, et elle est généralement transitoire. Le point en détail dans cet article.

Qu’est-ce que la résection transurétrale de la prostate ?

La résection transurétrale de la prostate, que l’on retrouve sous le nom de RTUP, consiste à réduire la taille de la prostate. Pour cela, l’urologue, comme monsieur Jean Pierre Giolitto, enlève du tissu prostatique en passant par l’urètre.

Cette intervention est indiquée lorsqu’un traitement médical n’est plus efficace pour soigner une augmentation de volume de la prostate, un adénome prostatique ou une hypertrophie bénigne prostatique (HBP). Ces pathologies peuvent conduire à l’apparition progressive d’une gêne à l’évacuation de la vessie ou encore à des envies fréquentes d’uriner, mais aussi à d’autres complications (comme la rétention d’urines, la lithiase, l’hématurie…).

Le risque d’incontinence urinaire

Avant toute chose, il convient de rappeler que le risque d’incontinence urinaire suite à une résection de la prostate existe effectivement, mais il est considéré comme faible et transitoire surtout chez les seniors (l’incontinence disparaît généralement un mois après l’intervention).

Selon certaines études, 95% des hommes qui ont observés des fuites plus ou moins importantes après leur intervention ont retrouvé peu à peu le contrôle de leur vessie, l’incontinence ne dure pas. Toutefois, entre 5 et 10% des hommes ont pour leur part noté une incontinence urinaire à l’effort pendant l’année qui suit une intervention chirurgicale. Enfin, pour moins de 5 % des hommes, l’incontinence urinaire est permanente. L’incontinence, s’il y a, peut-être ainsi être de nature occasionnelle ou permanente.

Les causes et solutions de l’incontinence urinaire

L’incontinence urinaire séquellaire dépend de divers facteurs. Parmi ces derniers, on retrouve notamment :

  • Le statut pré-opératoire, et plus particulièrement l’âge du patient ;
  • Le type de traitement employé : chirurgie, radiothérapie, curiethérapie, etc. ;
  • Le délai après traitement (pathologie évolutive) ;
  • Les moyens de mesure utilisés, qui sont souvent assez subjectifs (comme par exemple les scores, les questionnaires, etc.).

Il est bien évidemment important de faire part de ces symptômes à l’urologue afin que ce dernier puisse proposer à son patient une prise en charge adaptée. Selon la nature de l’incontinence, le patient va avoir plusieurs options qui s’offrent à lui. Tout d’abord, si l’incontinence se caractérise par de légères fuites, il va pouvoir utiliser des produits absorbants adaptés. Ces derniers se sont très largement améliorés, et permettent d’offrir une protection discrète mais efficace, absorbant liquides et odeurs. Les produits absorbants sont quoi qu’il en soit conseillés pendant la période qui suit immédiatement l’intervention chirurgicale. Par contre, s’il s’agit d’une fuite urinaire continuelle, il est alors vivement recommandé de se tourner vers son urologue afin de faire le point sur la situation et sur les solutions envisageables, notamment au niveau chirurgical.

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