Jean-Yves Stoquer : comment Internet facilite l’accès des catacombes ?

Jean Yves Stoquer

Les catacombes sont un lieu fascinant et mystérieux par essence. En effet, leur intérêt vient sûrement du fait que les anciennes carrières ont été utilisées pour stocker plus de 6 millions de squelettes de parisiens. Attirés par l’évocation de la mort, de nombreuses personnes s’intéressent à ses couloirs étroits. Les « cataphiles » (personnes qui sont passionnées par les catacombes) peuvent avoir plusieurs profils, que ce soit des férus d’histoire, de patrimoine ou tout simplement des passionnés d’exploration. Ils peuvent donc se divisent en deux catégories : ceux qui explorent les galeries, parfois de manière illégale, et ceux qui s’y intéressent de manière purement théorique. Jean-Yves Stoquer fait partie de cette deuxième catégorie.

Ingénieur dans le bâtiment spécialisée dans les fondations spéciales et passionné d’Histoire, Jean-Yves Stoquer est une mine d’informations sur les catacombes. A titre personnel, il n’explore pas de manière illégale les galeries mais de plus en plus de personnes, à la recherche de sensations fortes, s’aventure dans les sous-sols parisiens.

L’exploration des catacombes n’est pas récente

Creusées à l’époque Gallo-Romaine, les catacombes ont servi à construire la ville de Paris (monuments ou même maisons). Dès le XVIIème siècle, des éboulements surviennent dans ces carrières souterraines. Pour y remédier, Louis XVI crée en 1777 l’Inspection Générale des Carrières (IGC), chargée de veiller au bon état de ces sous-sols. Dès cette période, les catacombes sont interdites au public mais les explorateurs s’y aventure, déjà, attirés par l’évocation de la mort.

Comment Internet facilite l’accès aux catacombes ?

Il faut savoir que l’ossuaire principal est ouvert au public situé dans le 14ème arrondissement mais cela n’empêche pas les amateurs de rechercher des galeries plus secrètes.

Descendre dans les catacombes est une autre histoire. Avant l’avènement d’Internet, les cataphiles étaient jusque-là des groupes assez secrets qu’il fallait rencontrer pour en faire partie. Maintenant, le web à briser la loi de secret et les néophytes peuvent trouver un accès avec une simple recherche Google.

Dès les années 2000, les premiers plans se retrouvent en ligne, ce qui entraîne, d’ailleurs, pas mal de contestation de la part des puristes. De plus en plus d’apprentis cataphiles (surnommés les touristes par les plus expérimentés) auraient ainsi réussi à trouver un chemin vers ces galeries.

Les lieux de rencontre des cataphiles en ligne

Les amateurs d’exploration souterraines peuvent se retrouver en ligne sur des forums comme, notamment CK Zone. Néanmoins, même si les informations circulent, il reste difficile de trouver les accès. Ils restent entourés de mystère malgré les nombreuses demandes de néophytes. Les nouveaux-venus en quête de sensations fortes se font remettre en place sans exception par les plus expérimentés. Preuve de leur sens de l’humour des cataphiles, une rubrique « cimetière des demandes de guides » a même été créée sur le forum. Elle témoigne du fait que les cataphiles sont avant tout des passionnés qui souhaitent conserver et protéger ce patrimoine si particulier. Pour arpenter les catacombes, il faut apprendre à les connaître et à s’intéresser à leur histoire. Néanmoins, les accès les plus connus sont pourtant largement évoqués : la Petite ceinture, la Porte d’Orléans, ou encore Montsouris.

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